Analyse

Comment analyser une course hippique ?

Les critères que nous allons voir ici sont triés par l’importance que je leur accorde dans le processus de décision d’un pari. En d’autres termes, les premiers indicateurs seront les plus importants et les derniers le seront moins. Reportez toujours vos analyses à la cote du cheval pour parvenir à de bons résultats. Bref, si un cheval a pour vous 70% de chances de gagner avec une cote de 1 contre 2 et un second 20% mais avec une cote de 1 contre 30, préférez malgré tout le dernier cheval. Sur de nombreuses courses, vos gains seront supérieurs.

1) Les résultats : Pour évaluer la valeur d’un cheval, cela est très simple, il suffit de diviser le montant des gains qu’il a réalisé sur l’année précédente par le nombre de courses qu’il a couru et comparez cette valeur a celle de ses concurrents. Ce paramètre est un des plus importants à prendre à compte.

2) La forme : Les chevaux suivent des rythmes biologiques, au même titre que les autres êtres vivants. Il arrive alors que certains chevaux soient plus efficaces à certaines périodes de l’année. Faites donc attention à leurs résultats du moment. Pour évaluer sa forme, additionnez les gains que le cheval a réalisé sur les 5 dernières courses et comparez le montant obtenu à celui des autres chevaux en compétition.

3) Les jockeys : Comme indiqué dans les astuces, les jockeys ont beaucoup d’importance dans le comportement de leur cheval. Effectivement, c’est eux qui vont déterminer le rythme que va suivre leur cheval. Et, si vous êtes déjà allé sur un champ de course, vous avez déjà probablement entendu que le rythme était la clé d’une victoire lors d’une course hippique. Ils ont donc beaucoup d’importance et, en particulier, lors des courses longues où le rythme a une importance capitale.

De plus, les jockeys ont des styles bien à eux, apprenez à les connaître. Certains aiment mener la course et d’autres préfèrent remonter en fin de course. Leur style de course peut être déterminant si le cheval est capable de le supporter et que la distance le permet.

Vous pouvez envisager de ne jouer que le jockey, cela peut être une stratégie intéressante.

4) Handicap de distance : Sur certaines courses attelées, un handicap de distance est infligé aux chevaux qui gagnent souvent. Les chevaux les plus titrés peuvent recevoir un handicap de 25 à 50 mètres. Au-dessus de 2700 mètres de distance, un handicap de 25 mètres n’est pas très grave. Pour des courses plus courtes ou pour un handicap supérieur, le cheval aura souvent du mal à remporter la course.

5) Handicap de poids : Lorsqu’un cheval gagne souvent, dans une course à handicap, on va lui infliger une pénalité de poids (de 0,5 à 5 kg en général). N’en tenez pas compte si la pénalité ne dépasse pas les 2,5 kg. Mais, si le poids supplémentaire est supérieur, il est très probable que le cheval se comporte moins bien que ce à quoi vous auriez pu vous attendre.


6) Les entraineurs et leurs résultats :
Un bon entraîneur peut faire la différence par la préparation qu’ils imposent à leurs chevaux. Prenez bien en compte ce fait dans votre analyse. Vous retrouverez facilement leurs performances dans des magazines hippiques.

7) La surface : De même que dans le cas de la distance, les chevaux ont des surface de prédilection. Repérez sur quelles surfaces ils donnent le meilleur d’eux-mêmes, cela peut être un bon indicateur du comportement du cheval. Si votre cheval essaye pour la première fois une surface, il conviendra de connaitre son pedigree pour savoir s’il le supportera.

 

8) La distance : Facteur très important pour le bon parieur, en effet, les chevaux ont chacun leur distance de prédilection. Il convient donc de déterminer sur quelle distance, le cheval aura les meilleurs résultats. Pour le savoir, il suffit d’étudier les courses que le cheval a gagnées par le passé car certains chevaux sont imbattables sur courte distance et, sur longue, prennent le statut de tocard.

9) Les propriétaires : Si vous remarquez qu’un propriétaire dépasse les 50% de réussite, tenez-en compte dans votre analyse. Effectivement, leur flair et leur capacité à bien s’entourer peut faire de leurs chevaux des bêtes de course.

10) Les conditions de course : Lorsque la piste est lente, boueuse ou lourde, préférez les chevaux qui démarrent fort, ces conditions les favorisent souvent. L’état du terrain se mesure à l’aide d’un pénétromètre, la façon dont il s’enfonce dans le sol donne l’état du terrain. Les valeurs qu’il indique signifient :

• léger : très léger jusqu’à 2,2 – léger de 2,3 à 2,7

• bon : bon-léger de 2,8 à 2,9 – bon de 3 à 3,2

• souple : bon-souple de 3,3 à 3,4 – souple de 3,5 à 3,7

• très souple : de 3,8 à 4,1

• collant : de 4,2 à 4,5

• lourd : de 4,6 à 5 – très lourd au-delà de 5,1

11) Le pedigree : Certains chevaux sont faits pour la vitesse et d’autres pour l’endurance, vous pourrez mieux appréhender ce fait en étudiant le pedigree du cheval.

12) La corde : Remarquez quels chevaux sont capables de tenir la corde, ils fournissent moins d’efforts que les chevaux qui doivent contourner le peloton pour parvenir en tête. Sur certains champs de course, ce paramètre peut devenir très important.


13) Le nombre de chevaux :
Plus le nombre de chevaux au départ est important, plus les rapports seront rémunérateurs. Evidemment, les paris seront moins aisés. Je vous recommande toutefois les courses avec beaucoup de chevaux, où l’analyse est très importante pour gagner.

14) L’équipement : Les chevaux peuvent être équipés d’œillères ou de crampons. Les œillères éviteront que le cheval fasse des écarts inutiles et les crampons l’empècheront de glisser. Cela peut avoir son importance dans le comportement du cheval en course.


15) L’age :
Les chevaux en compétition ont de 3 à 10 ans, ensuite, ils sont bons pour la retraite. Malgré tout, la maturité d’un cheval arrive à 4 ans. Méfiez vous donc des chevaux qui n’ont que 3 ans ou de ceux qui ont dépassé les 10 ans qui ne seront probablement pas très réguliers.