Lexique du turf

Lexique des courses hippiques

– A –

AFFUTE : Cheval en pleine possession de ses capacités.

ALLONGER : Se dit pour un cheval qui court sur une distance supérieure aux courses précédentes.

ALLURE : Pas, trot ou galop.

MAUVAISE ALLURE : Traquenard, aubin et amble, elles entrainent la disqualification du cheval dans les courses de trot.

AMBLE : Allure de vitesse entre le galop et le trot.

AUBIN : Allure d’un cheval qui trotte des postérieurs et galope des antérieurs.

AUTOSTART : Voiture, possédant des ailes rabattables, qui précède les chevaux dans les courses de trot et leur permet de partir lancés.

– B –

BASE : Bon cheval sur lequel on pourra baser nos paris.

BOTTOM-WEIGHT : Cheval dont le poids est moins élevé que tous ses concurrents (ce qui en fait choix risqué en théorie).

BOX : Logement d’un cheval.

BRAQUE : Cheval qui refuse d’obéir en relevant la tête ou en la tournant sur les côtés.

– C –

CANTER : Galop d’échauffement.

CASAQUE : Tenue portée par les jockeys propre au propriétaire du cheval.

CORDE : Délimitation du bord de la piste. Quand un cheval est à la corde, c’est qu’il court à l’intérieur.

CRITERIUM : Courses réservées aux meilleurs chevaux de 2 ans.

– D –

DEAD-HEAT (D-H) : Arrivée de chevaux ex-aequo.

DEBOURRAGE : Période de dressage d’un cheval.

DECLASSE : Cheval nettement supérieur à tous ses adversaires.

DEFERRE : Cheval qui court sans fer aux pieds. Les codes : « Da » (déferré des deux antérieurs), « Dp » (des deux postérieurs), « D4 » (des 4 pieds). Un cheval déferré des quatre pieds court en général plus vite.

DERBY : Epreuve dans lequel seuls des chevaux de trois ans peuvent participer.

DISTANCEMENT : Lorsqu’un cheval est disqualifié pour avoir commis une faute.

DRIVER : Jockey sur un sulky (petite remorque) attelé au cheval pour les courses de trot.

– E –

FAIRE ECURIE : Se dit lorsque deux chevaux appartiennent au même propriétaire et participent à la même course.

ELASTIQUE : On les lâche pour donner le départ d’une course d’obstacle.

S’ENLEVER : Passage pour un cheval du trot au galop dans une course de trot.

ETALON : Cheval mâle destiné à la reproduction.

– F –

FAVORI : Cheval dont la cote est la plus basse.

– H –

HANDICAP : En plat et en obstacle, l’handicap est un handicap de poids (ajout d’un poids sous la selle). Au contraire du trot où les handicaps sont de distance (recul par rapport aux autres chevaux).

HONGRE : Cheval mâle castré, cela le rend plus docile et moins agressif.

– I –

INEDIT : Cheval courant pour la première fois.

– L –

LEADER : Cheval de tête.

LIEVRE : Cheval sacrifié au profit d’un compagnon d’écurie. Le lièvre s’essouffle devant pour ensuite laisser place à son compagnon.

– M –

MAIDEN : Cheval qui n’a pas encore remporté de course.

MUSIQUE
: Résultats antérieurs d’un cheval en fonction du type de course que vous retrouverez dans la presse spécialisée. Le code : 5o 9p 2p NP (08) signifie cinquième en obstacle, 9e en plat, 2e en plat et non-partant durant l’année 2009. Dans les courses d’obstacles : h signifie haies, s steeple-chase, c cross-country, T signifie que le cheval est tombé.

– O –

OBSTACLE : Courses de galop de 3000 à 6000 mètres en général, avec des sauts d’obstacles (Haies (H), steeple-chase (S) ou cross-country (C)).

OEILLERES : Poches de cuir qui empêchent le cheval de regarder sur les côtés, cela évite au cheval de faire des écarts pour éviter un obstacle (par exemple, un cheval dans les courses où le peloton est serré).

OUTSIDER : Contraire du favori.

– P –

PHOTO : La photo sert au cas où on ne pourrait distinguer à l’œil nu qui est le vainqueur de la course.

PLACE
: Cheval qui arrive dans les places recevant une allocation (1er à 3ème en général).

PLAT : Course de galop sur gazon ou sable fibré de 800 à 3500 mètres.

POIDS : Le poids est déterminé par le poids du jockey ajouté au poids de sa selle.

– R –

RECLAMER : Epreuve où les chevaux sont mis en vente aux enchères après la course.

RECORD : Meilleur résultat obtenu par un cheval de trot sur un kilomètre.

RECUL
: Handicap de distance imposé dans des courses de trot, en général départ à 25 ou 50 mètres de ses concurrents.

RETROGRADE : Si un cheval commet une faute, il peut être rétrogradé à une place inférieure.

– S –

SPRINTER : Cheval dont la spécialité est la courte distance (moins de 1200 m).

STAYER : Cheval dont la spécialité est la longue distance.

STALLES : Starting-gates desquels partent les chevaux dans les courses de plat. Ce sont des boites alignées qui s’ouvrent au moment du départ.

STEEPLE-CHASE
: Course à obstacles variés.

SURCLASSÉ : Cheval nettement inferieur aux autres.

– T –

TIRER : Se dit lorsque le cheval veut aller plus vite que le jockey.

TRAQUENARD : Allure d’un cheval qui galope des postérieurs et trotte des antérieurs.

TROT : Course suivant l’allure du trot sur piste en cendrée, terre battue ou herbe de 1600 à 4500 mètres. Possibilité de courses attelées ou montées. Les chevaux sont disqualifiés s’ils passent au galop.

TOP WEIGTH : Cheval dont le poids est plus élevé que tous ses concurrents (ce qui en fait en théorie un bon choix).

– V –

VOLTE : En trot, le départ se fait après que les chevaux tournent sur eux-mêmes

– Y –

YEARLING : Chevaux de un à deux ans.

Astuces des courses hippiques, Turf, Tiercé, Quinté.

 Tout d’abord, dans les paris, l’objectif n’est pas de trouver le bon cheval mais d’être meilleur que les autres parieurs. Effectivement, trouver le bon cheval 10 fois avec une cote très basse et faire une seule défaite peut ne pas être rémunérateur. Alors, pourquoi cela ?

Tout simplement car le bookmaker fixe d’abord ses cotes lui-même mais ses cotes évoluent en fonction du montant des paris enregistrés, le plus de paris sont misés sur un cheval, au plus sa côte baisse et vice-versa. Au final, le bookmaker se retrouve toujours gagnant avec un pourcentage fixe de revenus et de montants rendus au joueur, les cotes représentent beaucoup plus le montant des paris enregistrés que les cotes fixées à l’ouverture. Malgré tout, les gains sur le long-terme restent possibles, il suffit donc de gagner plus souvent que la moyenne des joueurs.

Pour être meilleur que la moyenne des parieurs, il vous faudra quelques astuces mais, surtout, une analyse approfondie de la course sur laquelle vous comptez parier. Cela peut s’avérer complexe au début mais deviendra rémunérateur sur le long-terme. Je préfère vous donner des conseils complexes mais de qualité plutôt que de vous dire que le 6 gagne plus souvent que la moyenne, ou que ne parier que les favoris vous rendra riche, ce qui est évidemment faux.

Le premier conseil est de ne parier que si vous êtes en pleine possession de vos moyens et de ne parier que des sommes qui ne vous obligerons pas, par la suite, à ne manger que des pâtes jusqu’à la fin du mois car les gros parieurs sont pratiquement toujours perdants, puisque même s’ils gagnent de belles sommes, ils perdent tout le coup suivant, ce qui revient à ne rien avoir gagné du tout.

  1. Gérer ses paris

    Lorsque vous pariez en ayant de grandes chances de gagner (placé, gagnant sur un favori…), les écarts (le nombre de défaites) excédant 3 sont rares. En prenant en compte ce fait, si vous comptez gagner 1 euro par exemple en pariant 3 euros sur une cote à 1 contre 1,3. Dans le cas où vous perdez, pariez cette fois 4×3 euros à une cote similaire, si vous perdez encore pariez 16×3 euros sur une cote encore semblable. Cette fois, si vous perdez encore, ce qui est vraiment peu probable si vous connaissez un peu les courses hippiques, rentrez chez vous et dites vous que ce n’était pas le bon jour. Vous reviendrez ensuite au départ le lendemain.Vous pouvez l’appliquer également dans tous vos paris mais cette méthode peut devenir dangereuse si elle exige de gros sommes. C’est une martingale appliquée aux courses hippiques.

  2. Les chevaux déferrés

    Une étude statistique sur des milliers de courses a démontré que les chevaux déferrés des 4 pieds ont plus de réussite que les chevaux non-déférés, la différence n’est pas énorme mais elle pourra vous aider dans le cadre de vos paris. Dans le cas où ils ne sont déferrés que sur deux pieds, les statistiques sont les mêmes que s’ils ne sont pas déferrés. Cela s’explique par le fait que les chevaux déferrés sont un peu plus légers que les autres.

  3. Le changement de classe

    Prenez toujours en compte le fait qu’un cheval qui entre dans la classe supérieure n’est pas forcément un vainqueur potentiel, il peut être incroyablement fort dans les courses de niveau inférieur et être très mauvais dans les grandes courses.

  4. Préférez un cheval qui vient juste de courir

    Effectivement, lorsqu’un cheval n’a pas couru depuis longtemps, il est très possible que cela signifie qu’il revient de blessure ou de maladie. Il risque donc de ne pas encore être à 100% de ses capacités.

  5. Le pouvoir du jockey

    Lorsque les courses sont longues (plus de 1600 mètres environ), donnez plus d’importance dans votre jugement à la capacité du jockey à gagner la course. En effet, plus la course est longue, plus le jockey devra maîtriser le rythme qu’il impose à son cheval. Vous avez du le remarquer, sur les longues distances, il n’est pas rare de voir un cheval qui démarre fort terminer la course loin derrière. Au contraire, si vous êtes sur le champ de courses et que vous remarquez que le cheval sur lequel vous voulez parier relève la tête ou la tourne sur les côtés, cela veut dire qu’il supporte mal l’autorité de son jockey. Evitez de parier sur ces chevaux !

  6. Le tuyau

    Si un cheval voit sa cote se réduire très fortement juste avant le départ, il est possible qu’un parieur ait eu une information de dernière minute qui pourrait déterminer du sort de la course. Suivre son pari est souvent une bonne chose.

  7. Ne jouez pas sur toutes les courses

    Si vous désirez gagner, ne jouez que sur les courses où vous pensez que vos probabilités de gagner sont élevées. Laissez les autres de côté.

Analyse

Comment analyser une course hippique ?

Les critères que nous allons voir ici sont triés par l’importance que je leur accorde dans le processus de décision d’un pari. En d’autres termes, les premiers indicateurs seront les plus importants et les derniers le seront moins. Reportez toujours vos analyses à la cote du cheval pour parvenir à de bons résultats. Bref, si un cheval a pour vous 70% de chances de gagner avec une cote de 1 contre 2 et un second 20% mais avec une cote de 1 contre 30, préférez malgré tout le dernier cheval. Sur de nombreuses courses, vos gains seront supérieurs.

1) Les résultats : Pour évaluer la valeur d’un cheval, cela est très simple, il suffit de diviser le montant des gains qu’il a réalisé sur l’année précédente par le nombre de courses qu’il a couru et comparez cette valeur a celle de ses concurrents. Ce paramètre est un des plus importants à prendre à compte.

2) La forme : Les chevaux suivent des rythmes biologiques, au même titre que les autres êtres vivants. Il arrive alors que certains chevaux soient plus efficaces à certaines périodes de l’année. Faites donc attention à leurs résultats du moment. Pour évaluer sa forme, additionnez les gains que le cheval a réalisé sur les 5 dernières courses et comparez le montant obtenu à celui des autres chevaux en compétition.

3) Les jockeys : Comme indiqué dans les astuces, les jockeys ont beaucoup d’importance dans le comportement de leur cheval. Effectivement, c’est eux qui vont déterminer le rythme que va suivre leur cheval. Et, si vous êtes déjà allé sur un champ de course, vous avez déjà probablement entendu que le rythme était la clé d’une victoire lors d’une course hippique. Ils ont donc beaucoup d’importance et, en particulier, lors des courses longues où le rythme a une importance capitale.

De plus, les jockeys ont des styles bien à eux, apprenez à les connaître. Certains aiment mener la course et d’autres préfèrent remonter en fin de course. Leur style de course peut être déterminant si le cheval est capable de le supporter et que la distance le permet.

Vous pouvez envisager de ne jouer que le jockey, cela peut être une stratégie intéressante.

4) Handicap de distance : Sur certaines courses attelées, un handicap de distance est infligé aux chevaux qui gagnent souvent. Les chevaux les plus titrés peuvent recevoir un handicap de 25 à 50 mètres. Au-dessus de 2700 mètres de distance, un handicap de 25 mètres n’est pas très grave. Pour des courses plus courtes ou pour un handicap supérieur, le cheval aura souvent du mal à remporter la course.

5) Handicap de poids : Lorsqu’un cheval gagne souvent, dans une course à handicap, on va lui infliger une pénalité de poids (de 0,5 à 5 kg en général). N’en tenez pas compte si la pénalité ne dépasse pas les 2,5 kg. Mais, si le poids supplémentaire est supérieur, il est très probable que le cheval se comporte moins bien que ce à quoi vous auriez pu vous attendre.


6) Les entraineurs et leurs résultats :
Un bon entraîneur peut faire la différence par la préparation qu’ils imposent à leurs chevaux. Prenez bien en compte ce fait dans votre analyse. Vous retrouverez facilement leurs performances dans des magazines hippiques.

7) La surface : De même que dans le cas de la distance, les chevaux ont des surface de prédilection. Repérez sur quelles surfaces ils donnent le meilleur d’eux-mêmes, cela peut être un bon indicateur du comportement du cheval. Si votre cheval essaye pour la première fois une surface, il conviendra de connaitre son pedigree pour savoir s’il le supportera.

 

8) La distance : Facteur très important pour le bon parieur, en effet, les chevaux ont chacun leur distance de prédilection. Il convient donc de déterminer sur quelle distance, le cheval aura les meilleurs résultats. Pour le savoir, il suffit d’étudier les courses que le cheval a gagnées par le passé car certains chevaux sont imbattables sur courte distance et, sur longue, prennent le statut de tocard.

9) Les propriétaires : Si vous remarquez qu’un propriétaire dépasse les 50% de réussite, tenez-en compte dans votre analyse. Effectivement, leur flair et leur capacité à bien s’entourer peut faire de leurs chevaux des bêtes de course.

10) Les conditions de course : Lorsque la piste est lente, boueuse ou lourde, préférez les chevaux qui démarrent fort, ces conditions les favorisent souvent. L’état du terrain se mesure à l’aide d’un pénétromètre, la façon dont il s’enfonce dans le sol donne l’état du terrain. Les valeurs qu’il indique signifient :

• léger : très léger jusqu’à 2,2 – léger de 2,3 à 2,7

• bon : bon-léger de 2,8 à 2,9 – bon de 3 à 3,2

• souple : bon-souple de 3,3 à 3,4 – souple de 3,5 à 3,7

• très souple : de 3,8 à 4,1

• collant : de 4,2 à 4,5

• lourd : de 4,6 à 5 – très lourd au-delà de 5,1

11) Le pedigree : Certains chevaux sont faits pour la vitesse et d’autres pour l’endurance, vous pourrez mieux appréhender ce fait en étudiant le pedigree du cheval.

12) La corde : Remarquez quels chevaux sont capables de tenir la corde, ils fournissent moins d’efforts que les chevaux qui doivent contourner le peloton pour parvenir en tête. Sur certains champs de course, ce paramètre peut devenir très important.


13) Le nombre de chevaux :
Plus le nombre de chevaux au départ est important, plus les rapports seront rémunérateurs. Evidemment, les paris seront moins aisés. Je vous recommande toutefois les courses avec beaucoup de chevaux, où l’analyse est très importante pour gagner.

14) L’équipement : Les chevaux peuvent être équipés d’œillères ou de crampons. Les œillères éviteront que le cheval fasse des écarts inutiles et les crampons l’empècheront de glisser. Cela peut avoir son importance dans le comportement du cheval en course.


15) L’age :
Les chevaux en compétition ont de 3 à 10 ans, ensuite, ils sont bons pour la retraite. Malgré tout, la maturité d’un cheval arrive à 4 ans. Méfiez vous donc des chevaux qui n’ont que 3 ans ou de ceux qui ont dépassé les 10 ans qui ne seront probablement pas très réguliers.